Printemps du Livre 2026 : Clémence Chambeslin

Printemps du Livre 2026 : Clémence Chambeslin

Publié le 08/05/2026 à 12h20 | Durée : 0h19min

Clémence Chambeslin, auteure du livre Ce que chante Edmée au éditions Robert Laffont.

Edmée chante. Mal, lui répète son père depuis ses quatre ans. Comme une chèvre. Et pourtant, elle chante. Dans sa Twingo rouge, sous le regard réprobateur de son chat Ernestine, chez les vieux messieurs grognons et les familles en difficulté à qui, par métier, elle vient prêter ses bras. Edmée a soixante-trois ans. Elle est technicienne de l’intervention sociale et familiale. Un matin, son fils, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans, l’appelle pour lui demander d’aller chercher au collège Julie, sa petite-fille de dix ans. Sans avoir prévenu Julie de qui est cette femme.

Voilà l’argument de Ce que chante Edmée, troisième roman de Clémence Chambeslin paru chez Robert Laffont en avril 2026. Quatre cent trente-deux pages, deux voix qui alternent (Edmée et Julie, diagnostiquée HPI à quatre ans, française-américaine tout juste débarquée de Seattle), un prologue ancré dans les années 1960, une temporalité resserrée à l’automne 2023. Et un fil rouge qui traverse le livre de bout en bout: le chant. Edmée chante quand elle est heureuse, quand elle est émue, quand elle travaille. Et depuis l’enfance, ceux qui ne la croient pas lui répondent toujours la même phrase: « Qu’est-ce que tu nous chantes là ? » Le titre du roman est, à sa manière, une réponse à cette phrase-là.

L’histoire éditoriale de ce livre vaut d’être racontée. Il y a deux ans, Clémence Chambeslin, enseignante en collège et autrice de deux romans publiés à compte d’auteur (Ce que pense Ernest, 2022 ; Ce que porte Edgar, 2024), venait dédicacer au Printemps du Livre de Montaigu. Un éditeur de Robert Laffont, en visite sur le salon, repère son travail. Deux ans plus tard, elle revient à Montaigu sous la bannière de cette grande maison d’édition.

Au micro de Dig RADIO, partenaire de la 36e édition du Printemps du Livre de Montaigu, Clémence Chambeslin revient sur cette trajectoire éditoriale singulière, sur la mécanique de ce cycle de prénoms (Ernest, Edgar, Edmée) qui constitue désormais sa signature, sur les travailleuses familiales qui ont nourri le personnage d’Edmée, sur ce que ses élèves de sixième lui apprennent qu’aucun adulte ne lui apprendrait, et sur le portrait d’Edmée, cette femme du quotidien que la fiction prend rarement le temps d’écouter.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les épisodes liés à Printemps du Livre de Montaigu

Voir plus
Pochette