Publié le 28/10/2026 à 18h33 | Durée : 1min
Dix-huitième rendez-vous de la formule hebdomadaire d’Esprit Livres. Celle qui sait, de Riley Sager, paraît aux éditions Verso dans une traduction de Dominique Haas. Une maison penchée au bord d’une falaise, une vieille dame qui ne parle plus, et une machine à écrire.
Le livre est en rayon aux Maisons de la Presse de Montaigu et de Clisson, partenaires de l’émission.
Une aide à domicile arrive dans une grande maison. Elle remplace une collègue partie sans prévenir, et personne ne lui explique pourquoi. La vieille dame dont elle doit s’occuper ne parle plus. Elle communique à la machine à écrire.
Nous sommes en 1983, dans le Maine. La maison s’appelle Hope’s End. Elle est posée au bord d’une falaise, et elle penche. Cinquante ans plus tôt, toute la famille Hope y a été massacrée. Une seule survivante, Lenora, dix-sept ans à l’époque, que tout le monde a soupçonnée et que personne n’a jamais condamnée. C’est elle que Kit vient assister. Un soir, Lenora tape une phrase sur sa machine. Elle veut tout raconter.
Le roman avance sur deux époques et sur deux récits. Le quotidien de Kit dans la maison, et ce que Lenora écrit, parfois pour elle, parfois en secret. Le lecteur en sait régulièrement plus que l’héroïne, sans jamais savoir à qui se fier. Les chapitres s’achèvent sur une révélation, puis sur une autre. L’atmosphère fait le reste. Les taches de sang séchées, les vêtements d’époque, la maison qui s’incline un peu plus chaque année.
Une réserve. Les retournements s’enchaînent au point qu’on finit par les attendre, et les habitués du genre en verront venir quelques-uns. Le milieu du livre avance par secrets plus que par action. Cinq cents pages tout de même, qui se lisent vite.
Riley Sager est le nom de plume de l’Américain Todd Ritter, journaliste et graphiste avant d’être romancier. Il publie un thriller par an depuis une dizaine d’années. Celle qui sait, paru en anglais sous le titre The Only One Left, est de ceux qu’on tend à qui ne lit jamais de thriller. On y entre sans connaître les codes du genre, et on n’en sort plus avant la fin.
C’est Lilou, libraire à la Maison de la Presse de Clisson, qui présente ce roman.
Infos pratiques
Celle qui sait, de Riley Sager. Traduit de l’anglais par Dominique Haas. Verso, 528 pages, 21,90 euros.

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