Publié le 08/05/2026 à 14h22 | Durée : 0h13min
Nicolas Druart : auteur de Immersions aux éditions Belfond Noir
« Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir. » L’épigraphe gravée à l’entrée de l’Enfer de Dante donne le ton d’Immersion, sixième roman de Nicolas Druart, paru le 15 janvier 2026 dans la collection Belfond Noir. Direction l’Aude. Le gouffre de Gorre vient de rouvrir au public après deux ans de fermeture consécutive à un éboulement meurtrier. L’endroit propose désormais des plongées sensorielles réservées à un public averti, des expériences calibrées pour faire peur. Sauf que les volontaires meurent. Subitement. Sans que rien ne semble relier ces décès entre eux, sinon le passage par la cavité audoise. Léo Masset, infirmier trentenaire, en a fait partie. Lui est revenu. Sa femme et deux de ses amis, non.
Infirmier hospitalier depuis 2012, Nicolas Druart a commencé à écrire en 2015 lors d’un long arrêt de travail. Trois ans plus tard, son premier roman Nuit blanche, huis clos hospitalier salué par Franck Thilliez, remporte le Grand Prix du Suspense psychologique. Suivront Jeu de dames (2019), L’Enclave (Prix de l’Embouchure 2021), Cinabre (Prix Infiniment Quiberon 2022), puis L’Instinct. À chaque livre, le même territoire, l’Occitanie, et la même méthode: enraciner l’angoisse dans des décors familiers, prélever ses personnages dans la vie ordinaire, et ouvrir doucement la trappe.
Avec Immersion, Druart pousse encore le curseur du côté de l’horreur sensorielle. Le huis clos sous terre, l’enquête menée en parallèle à la surface, la mécanique du retournement au mitan du livre, les clins d’œil au cinéma d’horreur: les ingrédients sont identifiés mais leur dosage signe une plume qui tient son lectorat en haleine depuis bientôt huit ans. La référence à Dante n’est pas une coquetterie. Immersion est une descente, au sens propre comme au figuré.
Au micro de Dig RADIO, partenaire de la 36e édition du Printemps du Livre de Montaigu, Nicolas Druart revient sur la naissance du gouffre de Gorre, sur la coexistence entre le métier d’infirmier et celui de romancier, sur sa fidélité à l’Aude comme territoire de fiction, et sur ce que le thriller permet de dire là où d’autres genres restent à la porte.

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