Printemps du livre 2026 : Angeline

Printemps du livre 2026 : Angeline

Publié le 08/05/2026 à 14h38 | Durée : 0h05min

Plus jeune autrice du salon, Angeline présente sonr roman Sûre et Vivante aux éditions Les Chantuseries.

Angeline a dix-sept ans. Elle écrit depuis sa classe de troisième, soit trois ou quatre ans, et n’avait jamais imaginé être publiée. Ses textes restaient sur son ordinateur. Elle les montrait parfois à ses amies, quand elle allait mal. C’est l’une d’elles qui a osé une phrase : « Tu pourrais aider d’autres adolescents. » Quelques mois plus tard, sur un marché de Noël, sa mère glisse à un éditeur de passage que sa fille écrit. L’éditeur, Yannick, lit un texte sur place. Le pas est franchi.

Sûre et vivante, son premier livre, vient de paraître. Le titre est un manifeste. Pas un roman au sens classique du terme, plutôt une suite de textes assemblés, écrits depuis le retour de la famille en Vendée après le divorce des parents et le départ de Cholet. Le tout premier de ces textes a été composé un soir de Noël où Angeline s’est sentie écartée d’un jeu de société auquel sa famille a finalement joué sans elle. Les autres ont suivi, sans calcul. Elle écrit, dit-elle, sans réfléchir, en laissant les mots arriver.

Le livre aborde frontalement des sujets que les adultes ne placent pas toujours dans la vie d’une jeune fille de dix-sept ans : le viol, le divorce, la dépression qu’Angeline traverse personnellement depuis trois ans. Le projet n’est pas l’épanchement, mais la sensibilisation. Faire savoir qu’on peut avoir vécu des choses, à dix-sept ans. Faire entendre qu’il n’y a aucune malédiction à les avoir traversées. Et offrir, à ceux qui liraient ces textes en silence, la même main qu’on lui a tendue.

Avant de publier, Angeline a hésité. Elle a essuyé, dans le milieu de l’édition, des phrases du type « à dix-sept ans, on ne peut pas écrire ». L’écriture restera pour elle une passion et un exutoire, pas une vocation : à la rentrée prochaine, elle compte poursuivre des études de psychologie, prolongement direct, à ses yeux, du livre qu’elle vient d’écrire.

Au micro de Dig RADIO, partenaire de la 36e édition du Printemps du Livre de Montaigu, Angeline raconte ce qu’écrire à dix-sept ans veut dire quand on n’avait rien prévu, ce qui rend un texte assez juste pour aider quelqu’un d’autre, et ce qu’elle souhaite dire aux adolescents qui hésitent à se lancer : « Toujours croire en soi. Si ce n’est pas une fois, ce sera une autre fois. Il y a toujours une opportunité. »

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