Publié le 29/05/2026 à 12h06 | Durée : 0h09min
À dix-sept heures quinze, le studio remballe ses câbles sur le site de Vihiers de l’EHPAD Lys-Hyrôme et se pose une dernière fois pour un bilan à chaud, comme à Chemillé quinze jours plus tôt. Autour du micro, Amélie, qui a porté le projet de bout en bout, Fabio, coordinateur de vie sociale, Marie-France, présidente de l’association Anim’Action déjà entendue en ouverture de journée, et Éliane, bénévole.
Amélie ouvre. Elle est l’initiatrice de ces deux journées, défendues bec et ongles auprès de la direction et préparées pendant des mois. Pour elle, l’animation quotidienne reste indispensable, mais ce type de projet exceptionnel sert à autre chose : à montrer aux résidents qu’ils sont capables de plus qu’ils ne le pensent, et à embarquer dans le mouvement non seulement les habitants, mais l’ensemble des professionnels de l’établissement. Elle remercie les financeurs qui ont cru au projet, la direction qui l’a autorisé, et Babette, présente dans cette journée comme dans la précédente, par sa trace.
Fabio enchaîne. Ce qu’il retient, ce sont les sourires des résidents, les applaudissements, l’énergie qui s’est dégagée. Mais aussi le fait que ces deux journées ont permis aux professionnels de poser des mots sur le sens de leur travail. Pourquoi sommes-nous là ? La question peut paraître élémentaire, elle l’est sans doute moins quand on y répond au micro.
Éliane, qui s’était dérobée toute la journée en se présentant comme « une simple bénévole », finit par accepter de prendre la parole. Elle connaît les résidents par leur prénom, à Bois Savary comme dans les autres résidences, et elle qualifie la journée de magnifique. Elle compte raconter l’expérience à ses enfants et leur transmettre le lien pour écouter le podcast.
Marie-France, déjà entendue en ouverture, revient sur le rôle des bénévoles, qu’elle souhaiterait « mettre sur un piédestal ». Elle se décrit elle-même en petite fourmi parmi d’autres, et raconte deux moments simples de la journée : un scrabble accompagné, une résidente qui pliait le linge en pleurant l’absence de ses parents. Faire qu’aucun habitant ne se sente exclu, c’est tout ce qui se joue ici, et c’est tout ce qui justifie l’engagement collectif.
L’épisode se referme sur un appel direct au bénévolat. Quelques heures par mois suffisent. Et sur la signature de la radio : locale, indépendante, positive, faite pour mettre en lumière les personnes qu’on regarde un peu moins.
Cet épisode a été enregistré dans le cadre des ateliers radio animés par DIG Radio dans les EHPAD Lys-Hyrôme de Chemillé et Vihiers.

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