Publié le 21/09/2026 à 10h08 | Durée : 3min
Septième rendez-vous de la formule hebdomadaire d’Esprit Livres, un livre par semaine. La chronique est consacrée à La Femme effacée, de Sidonie Bonnec, chez Albin Michel. Un Paris sous la pluie continue, une petite fille de cinq ans qui hurle la nuit sans qu’on sache pourquoi, et un message découvert dans une cave inondée.
Le livre est en rayon aux Maisons de la Presse de Montaigu et de Clisson, partenaires de l’émission.
Candice a tout pour aller bien. Un appartement luxueux, un mari horloger qui gagne de l’argent, un métier qui lui convient : elle écrit des biographies de gens peu connus pour une maison d’édition.
Sa fille Alma a cinq ans et fait des terreurs nocturnes. Elle se réveille en criant, et les cris sont terrifiants. Médecins et pédopsychiatres ne trouvent rien. Puis une inondation touche la cave de l’immeuble. Candice descend constater les dégâts et découvre un message. À partir de là, elle cherche.
Voilà ce qui fait la force du livre. Le décor travaille pour l’intrigue. Paris ne cesse pas de pleuvoir, l’humidité gagne, la noirceur s’installe. C’est un thriller psychologique qui tient par l’atmosphère autant que par l’énigme, et par le sentiment d’être observée qui ne quitte plus Candice.
Le roman est une fiction, mais il s’adosse à des faits historiques situés au quinzième siècle. L’autrice mêle une part de réel au mystère, sans qu’on sache toujours où passe la ligne. La transmission traverse le livre de bout en bout.
C’est le deuxième roman de Sidonie Bonnec, après La Fille au pair, qui était tiré d’une expérience personnelle. Celui-ci est une construction. Quatre cent seize pages dont on quitte les personnages à regret.
Infos pratiques
La Femme effacée, Sidonie Bonnec, éditions Albin Michel, 416 pages, 22,90 euros.

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